Entretien avec Danilo Ravelli

Entretien avec Danilo Ravelli
14.04.2021

La plupart d’entre vous connaissent Danilo Ravelli par son travail au comité de branche, comme représentant du personnel chez cablex ou comme président engagé de la section Communication au Tessin. Il est employé chez cablex depuis 30 ans et a vécu le changement des PTT vers Swisscom et finalement cablex. transfair s’est entretenu avec lui sur le Covid-19 et sur les autres enjeux de la branche.

Cher Danilo, avant d’entrer dans le vif du sujet, parle-nous de toi !
Chères lectrices, chers lecteurs, chers membres de transfair. Je m’appelle Danilo Ravelli, je vis un mariage heureux depuis 30 ans et je suis père de trois enfants âgés de 15, 24 et 28 ans. Je vis à Cadenazzo, une commune charmante et ensoleillée située entre Bellinzona et Locarno. Durant mon temps libre, j’aime randonner, me promener et faire des balades à vélo qui permettent d’admirer une belle vue. Je suis syndiqué chez transfair depuis 2017.
 
Tu travailles chez cablex. Depuis combien d’années ?
Cela fait déjà 30 ans en tout. J’ai d’abord travaillé aux PTT (Postes, téléphones et télégraphes). Après la restructuration malheureuse des PTT, j’ai atterri chez Swisscom, et plus tard chez cablex. Cette dernière fête ses 20 ans cette année.
 
Qu’entends-tu par « restructuration malheureuse » ? Qu’est-ce qui manque actuellement, selon toi, chez cablex ou chez Swisscom par rapport aux PTT ?
La privatisation a entraîné une importante perte de main-d’œuvre. Le fait de réunir plusieurs secteurs sous un même toit conférait aux PTT une position plus forte sur le marché.
 
Tu es très engagé et notamment représentant du personnel chez cablex. Depuis quand es-tu actif comme représentant du personnel ? Quels objectifs poursuis-tu dans cette fonction ?
En fait, je suis engagé depuis le début. Dans cette fonction, je perçois l’ambiance et les opinions de mes collègues de travail et je fais remonter cela aux personnes compétentes afin de trouver des solutions adéquates. Parfois, une intervention ciblée et ponctuelle est suffisante pour s’attaquer à la racine du problème et le régler dès son apparition. D’autres fois, il s’agit de clarifier des malentendus. Cela implique quelquefois de petites astuces. Lorsque je ne parviens pas à résoudre le problème en ma qualité de représentant du personnel, je fais appel à transfair. C’est pourquoi je m’engage aussi au comité de la section Communication de transfair au Tessin que je préside depuis quelques années. Les deux fonctions m’apportent une grande satisfaction car elles me permettent d’apporter une aide concrète à mes collègues.
 
Cela fait désormais plus d’une année que le Covid-19 fait partie intégrante de notre vie. Comment est-ce que ton travail a changé durant cette année de pandémie ? Quel a été son impact sur ton travail en tant que représentant du personnel ?
Au fond, peu de choses ont changé. Nous travaillons presque comme avant la pandémie. La seule différence réside dans les nouvelles mesures de protection que nous respectons rigoureusement, tout comme la distanciation sociale. La manière de communiquer et d’organiser des réunions a changé. Tandis que nous échangions autrefois dans des salles de réunion, la plupart des séances se tiennent actuellement par vidéoconférence. Cela ne me plaît pas du tout. Je préfère rencontrer les gens personnellement et regarder mon interlocuteur ou mon interlocutrice en face plutôt que par écran interposé. Quoi qu’il en soit, nous sommes tous dans le même bateau et devons faire au mieux. Si nous voulons éviter l’arrêt complet, nous devons nous adapter à ces nouvelles modalités, que cela nous plaise ou pas, et espérer retrouver rapidement une nouvelle/ancienne normalité. J’espère vivement que les rencontres, actuellement virtuelles, redeviendront personnelles.
 
En tant que représentant du personnel, tu es un interlocuteur direct. Quels ont été les plus grands problèmes que les collaborateurs t’ont signalés ?
Nous devons aborder différents problèmes au quotidien. J’essaie soit de les résoudre seul comme représentant du personnel ou je les transmets à transfair pour que le syndicat puisse intervenir au niveau du partenariat social. Récemment, c’étaient surtout des affaires pressantes relatives à des aspects concrets et pratiques qui affectent beaucoup la vie quotidienne, surtout en hiver. La fermeture des cafés et restaurants par exemple a un impact particulièrement négatif. Nous travaillons toujours dehors, dans le froid, et n’avons aucune possibilité de réchauffer le repas apporté de la maison et de le manger quelque part au chaud. Toutes nos pauses se passent à l’extérieur. Par conséquent, il nous est impossible de déconnecter un moment, comme nous avions l’habitude de le faire. Il ne faut pas non plus sous-estimer le manque d’installations sanitaires. Les employés de bureau ne se rendent pas compte des difficultés concrètes et pratiques que doivent affronter les personnes qui travaillent dehors.
 
Mis à part le coronavirus : quels sont les principaux enjeux de l’avenir ?
Il faut poser à temps les bases d’un avenir sûr. Nous devons fournir un travail de qualité. La concurrence devient de plus en plus dure et impitoyable. Il est de ce fait essentiel de soutenir l’entreprise afin qu’elle reste compétitive. Chaque collaboratrice, chaque collaborateur joue un rôle décisif pour atteindre cet objectif.
 
Quels sont tes souhaits/espoirs pour l’avenir ?
J’espère que nous allons de nouveau pouvoir nous rencontrer personnellement et passer des moments d’insouciance avec nos proches et nos amis, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur. Je souhaite également que nous puissions à nouveau profiter de nos paysages et de notre nature, sans restriction, et entretenir les relations avec ceux qui nous sont chers. La reprise du marché du travail en fait partie ; d’un marché de travail qui permet à toutes et tous de trouver un travail digne et gratifiant. Bien entendu toujours avec transfair, ce partenaire de confiance, à nos côtés !
 
A propos de transfair, tu es membre depuis 2017. Pourquoi as-tu opté pour transfair ? Qu’est-ce qui t’a convaincu de devenir membre ?
C’est Nadia Ghisolfi qui m’a persuadé de la bonne idée d’un syndicat. J’apprécie d’avoir avec transfair une organisation à mes côtés qui soutient concrètement le personnel. En cas de problème, je sais à qui m’adresser et j’ai la certitude que l’on m’aidera toujours.
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