Session des femmes 2021 : Les travailleuses exigent des sanctions en cas de discrimination salariale

Session des femmes 2021 : Les travailleuses exigent des sanctions en cas de discrimination salariale © Gaby Möhl
28.10.2021

Les 29 et 30 octobre 2021, 246 femmes élues venant de toutes les régions de Suisse prendront part à la Session des femmes 2021 dans la salle du Conseil national. Travail.Suisse et ses associations Syna, HGU, l’OCST, les SCIV et transfair participent également à la Session des femmes et mettent l’accent sur la volonté de sanctionner les entreprises pratiquant encore la discrimination salariale ainsi que sur une prévoyance de retraite équitable.

Pour Travail.Suisse et ses associations, Linda Rosenkranz (BE) ET Davina Fitas (TI) représentent les intérêts des travailleuses en Suisse. Linda Rosenkranz œuvre en outre au sein de la Commission pour l’égalité au travail et à la retraite, où elle se concentre sur la révision de la loi sur l’égalité et une prévoyance retraite équitable. Car même en 2021, la discrimination salariale reste une réalité.

La discrimination salariale doit être sanctionnée!

Même si l’égalité des salaires et ancrée dans la loi sur l’égalité, la mise en œuvre est loin d’être effective. Le Parlement n’a pas réussi à créer les conditions-cadres pour pouvoir sanctionner les entreprises qui ne respectent pas l’égalité. Pour Linda Rosenkranz, il est évident qu’un durcissement est nécessaire: «La loi actuelle est un tigre de papier sans dents. Nous avons enfin besoin d’une loi qui sanctionne les entreprises qui discriminent les femmes au niveau du salaire.»

La politique ayant jusqu’ici été incapable de prendre des mesures efficaces pour obtenir l’égalité salariale, Travail.Suisse et ses associations ont créé la plateforme RESPECT8-3.CH en juin 2020. Les employeurs modèles y figurent sur la liste blanche dès qu’elles ont effectué l’analyse de l’égalité des salaires requise par la loi.

Renforcer l’égalité et la famille

Afin de renforcer l’égalité des genres, Travail.Suisse soutient les propositions correspondantes des commissions: ainsi à l’avenir, le travail de soins et d’assistance non rémunéré devrait être pris en compte par l’octroi d’un crédit dans la prévoyance professionnelle. Par ailleurs, le Conseil fédéral devrait créer un Office fédéral pour l’égalité et la famille, afin que l’égalité et la famille sortent de l’ombre sur le plan politique.

Et les femmes tessinoises ?

Davina Fitas, syndicaliste de l’OCST et présidente de la commission consultative pour l’égalité du canton du Tessin, s’engage pour les femmes tessinoises. Des améliorations sont nécessaires, en particulier au niveau des salaires: au Tessin, ceux-ci sont inférieurs de 21% par rapport à la moyenne nationale, et les femmes sont nettement défavorisées en gagnant encore 17,3% de moins. Cette discrimination entraîne la précarité de nombreuses Tessinoises.
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