L'initiative «En faveur du service public» ne veut pas dire Pro Service public

L'initiative «En faveur du service public» ne veut pas dire Pro Service public © SBB-CFF-FFS
30.05.2013

L’initiative «En faveur du service public» est déposée aujourd’hui. En tant que syndicat du service public, transfair est naturellement en faveur d’un service public fort. Et c’est justement pour cette raison que nous ne soutenons pas l’initiative – qui va précisément atteindre le contraire de l’effet recherché.

transfair est le syndicat du service public. Nous connaissons les marchés sur lesquels opèrent les CFF, la Poste suisse et Swisscom. transfair connaît aussi cette zone de tension entre entrepreneuriat économique et directives politiques où évoluent nos partenaires sociaux.

 

Le plus grand défaut de l’initiative

Les initiateurs veulent améliorer la qualité du service universel, tout en diminuant les prix. Pour y parvenir, le texte de l’initiative prône l’absence de but lucratif dans le service universel et le plafonnement des hauts salaires. C’est justement là que le bât blesse, dans le grand écart entre les intentions de l’initiative et les mesures proposées.

 

L’initiative n’est pas en mesure de tenir ses promesses

On peut le tourner comme on veut: ni la réduction des salaires de Messieurs Schloter et Meyer ou de Madame Ruoff ni l’absence de but lucratif ne conduiront à une diminution des prix ou à une amélioration de la qualité du service universel. La mise en œuvre de l’initiative n’aurait aucune influence positive sur le service public. Au contraire: la fin des bénéfices de la Poste, des CFF et de Swisscom amènerait le contribuable à débourser encore davantage pour couvrir les coûts du service universel. Compte tenu des coupes prévues, des conséquences négatives sur le service universel sont probables. transfair se soucie du service universel et s’engage en faveur de bonnes conditions de travail et de salaires équitables dans le service public. C’est pourquoi nous ne soutenons pas cette initiative.

 

Ce que l’initiative laisse en suspens

La qualité insuffisante du service public est l’argument central de la campagne – sans que le texte de l’initiative ne laisse toutefois entrevoir une quelconque réponse quant aux moyens d’apporter des améliorations. Mais: dans le domaine du service universel, il existe d’ores et déjà des standards de qualité. La Loi sur la Poste définit par exemple avec précision la densité du réseau postal suisse. On peut donc s’en remettre aux lois existantes pour améliorer le service public. Dans le cas de la Poste, l’occasion aurait été la révision des lois postales qui a été débattue au parlement il y a environ deux ans. transfair s’est à l’époque mobilisé avec succès.

 

Informations complémentaires

Nous avons déjà exposé l’automne dernier à nos membres pour quelles raisons l’initiative nuit à notre avis au service universel. Vous trouverez ici l’extrait de