Entretien de transfair avec le brigadier Hürlimann, chef de la Sécurité Militaire
transfair a souhaité s’entretenir avec le commandant de la Sécurité Militaire (séc mil) au sujet de l’actuelle situation en matière de politique du personnel. L’entretien s’est déroulé dans un cadre constructif, le lundi 28 mars. Côté séc mil étaient présents : le brigadier Hürlimann, son remplaçant, le colonel Python et le chef du personnel, Monsieur Gerber. Les sujets principaux étaient la suppression de postes et le redéploiement du personnel au sein de la séc mil, la reconnaissance du métier de « policier », l’aménagement futur de la formation de base, les engagements de sûreté subsidiaire ainsi que l’avenir général de la séc mil.
Suppression de postes et redéploiement du personnel :
La Sécurité Militaire a déjà supprimé 25 postes en 2010. Cette suppression n’a heureusement pas entraîné de licenciement. Elle s’est surtout réalisée par le biais de fluctuations naturelles (changements de postes) ou de mutations internes. Le taux de fluctuation, à environ 5 pourcent, est situé au-dessus de la moyenne, à cause de la situation tendue au sein de la séc mil. Et en 2011, 55 autres postes seront encore supprimés. Compte tenu du taux de fluctuation élevé, le brigadier Hürlimann a fait savoir que cette suppression pourra probablement être réalisée de manière socialement acceptable, soit sans licenciements. Nous verrons fin 2012 si l’actuel projet partiel 700 S spéc PM – KAMIR entraînera une nouvelle suppression de postes.
Reconnaissance du métier de « policier » et avenir de la formation de base
Le 23.11.2010, la commission paritaire a donné son feu vert pour l’admission de la PM ter à l’examen professionnel en vue de l’obtention du certificat fédéral de capacité « policier ». Cela signifie que plus rien n’empêche une formation de base PM ter, suivie d’un examen aux écoles des concordats de police ! Concrètement : toutes les personnes qui entament une formation en tant que PM ter auprès de la séc mil, et qui la terminent avec succès, obtiendront automatiquement le certificat fédéral de capacité en tant que policier. Les collaborateurs ayant suivi la formation interne entre 2002 et 2009 auront également droit à la reconnaissance du métier de policier. Si ces derniers souhaitent obtenir le certificat fédéral de capacité, ils ont la possibilité de passer l’examen jusqu’à mi-2012.
A l’avenir, tous les collaborateurs qui accomplissent des tâches de sécurité intérieure de la Confédération, des cantons, des villes et des communes, relevant de la souveraineté de la police, suivront une formation équivalente et disposeront du même statut.
De 2011 à 2014, la formation de base de la police militaire aura lieu à l’Académie de Police à Savatan, selon une convention que le DDPS a signé avec les cantons de Vaud et du Valais, en vigueur jusqu’à fin 2014. Pendant cette période, des négociations auront lieu avec l’école de police intercantonale à Hitzkirch, avec l’école de police de Suisse orientale à Amriswil et avec Police Bern pour la formation d’assistants de sécurité, afin de pouvoir conclure des conventions de prestations. A la PM mob également, l’objectif est l’obtention d’un certificat « Assistant de sécurité » dès 2014. Une réduction des centres de formation existants et une centralisation de la formation sont probables dès 2014. Cela entraînera également une réduction inévitable du nombre d‘instructeurs.
Avenir de l’engagement de sûreté subsidiaire (ESS) :
Tous les ESS (AMBA CENTRO, LITHOS et TIGER/FOX) sont des engagements limités dans le temps jusqu’en 2012, selon décret du parlement. Le parlement devra de nouveau statuer sur les engagements à la fin de l’année, mais au plus tard au début de l’année prochaine. La satisfaction des clients quant à ces engagements est toujours très grande, également concernant l’ESS AMBA CENTRO. Le commandant séc mil est conscient qu’AMBA CENTRO demande aux collaborateurs une grande flexibilité concernant leur lieu de travail. Surtout chez les soldats qui sont transférés chaque semaine du Tessin vers Genève. Afin de rendre cet engagement socialement mieux acceptable, le trajet s’effectue par la voie des airs. transfair avait soutenu cette exigence et est satisfait de sa réalisation. Une réduction, voire une suppression des ESS, entraînerait une grande perte de savoir-faire. Il incombe désormais aux politiciens de prendre une décision basée sur la politique d’idées et de prolonger les ESS. Avec sa présidente, la conseillère nationale Chiara Simoneschi-Cortesi, transfair s’engagera énergiquement en ce sens !
Avenir de la séc mil : bilan
Au sein de la séc mil également, on attend l’approbation du rapport sur l’armée. Toutes les planifications et mises en œuvre concrètes ne pourront pas avoir lieu avant. Le brigadier Hürlimann a souligné avec insistance que l’objectif est de ne pas perdre davantage de tâches et d’infrastructures et d’avoir atteint une situation de départ optimale lorsque la politique aura pris une décision concrète. Nous saluons la déclaration du commandant séc mil, selon laquelle les tâches déjà privatisées et confiées à Securitas, Protectas etc. doivent revenir dans le domaine de séc mil. Le cdt séc mil sait également que l’avenir incertain de l’organisation est pesant pour beaucoup de collaborateurs. Le brigadier Hürlimann a assuré à transfair qu’il s’efforce de créer une communication interne optimale. Et le cdt séc mil est conscient, surtout en ces temps difficiles, de l’importance d’une bonne collaboration avec les syndicats. transfair va en faire usage et s’engager pour qu’une nouvelle réunion ait lieu dans le courant du quatrième trimestre 2011, afin que nous puissions discuter les questions les plus brûlantes.


